Pop Love.

By mardi, février 14, 2017 0 No tags Permalink 0

Je sais que chaque année depuis le début de ce blog, on m’attend le 14 février. Comme si je devais écrire sur la banalité consternante de ce jour. On attend de moi que je vous dise combien ce jour est commercial, que je me mette à pleurer sur la solitude de mon quotidien, que je décrive l’excitation de partager ce jour avec un +1. Que je crache au visage de la blogueuse Do It Yourself qui me propose de réaliser une carte. Néanmoins au bout de 5 ans d’existence, il est de plus en plus difficile d’écrire le 14/02.

Toutefois, d’année en année je grandis et forcément je muris. Alors tentons de donner un peu de hauteur à ce sujet qui fait parler de lui 1 fois par an avec passion et exaltation.

Une chose est sûre, je ne changerai pas d’avis sur le fait que la Saint-Valentin est aussi ringarde que la fête de la truffe ou encore la journée du chat. C’est ringard pour tout ce qui dégouline autour. On recherche la mise en abime d’un amour unique en ce mélangeant à un troupeau de duos, avec nos consciences éveillées sur nos modes de consommation, on est capable à la Saint-Valentin d’acheter des objets absurdes et vides de sens. C’est de mauvais goût aussi, globalement ce pauvre jour de l’année est à l’apogée du kitsch et une caricature de ce que peut faire de plus bof un beauf. Mes réseaux sociaux deviennent une vitrine de la déclaration, de l’exaltation dichotomique entre les pro-amoureux et les fustré(e)s.

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Même Google et Facebook m’ont souhaité une jolie journée, avec du recul c’est ridicule. La Saint-Valentin avant d’être romantique est donc sulfureuse. Elle a mauvaise réputation, on la voit se profiler dans la pénombre le 13 au soir et elle disparait à l’aube du 15… bas résilles et Vogue au bec, elle laisse sans voix et alimente convoitise et jalousie.

Et oui, finalement ce 14 février attendu et maudit n’est qu’un pâle produit de notre pop culture dominante. Evidemment qu’elle est Pop, elle répond à un besoin de société. Alors certes dans ma société progressiste, parfois féministe railler la Saint-Valentin c’est simplement aussi refuser la notion même de couple et donc d’amour. Trop égoïste notre société qui ne croit qu’à la réussite du MOI (le marketing du moi, du je… l’indépendance et la liberté), trop avant-gardiste, finalement être amoureux devient sale, impropre à une vie sociétale lambda.

Alors, même sans Valentin, je pense qu’il faut accorder une chose à ce 14 février : la fête d’une normalité amoureuse. Oui, il est normal de trouver son bonheur en étant deux. Ces binômes fêteront ce soir la norme…

Bisous de moi.

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