Mes chères études

By jeudi, janvier 21, 2016 16 No tags Permalink 3

Je suis Docteur, du coup je reçois beaucoup de mails d’étudiants ayant visité mon profil Linkedin et souhaitant des informations sur le doctorat. Alors voilà ce que je leur réponds :

Je crois que tu n’as pas pioché la bonne personne pour te parler de ces années de doctorat … Le choix de base est sûrement un besoin de reconnaissance terrible et une naïveté énorme… J’ai cru les beaux discours des professeurs disant : vous êtes l’élite de la France.

Je ne sais même pas par où commencer car le sujet est nostalgique mais aussi très douloureux.J’étais déprimée, maigre comme un clou et d’une humeur massacrante. Bref c’était pas la joie pendant 4 ans ! Mais j’ai adoré la thèse car elle s’est mal passée pour moi, dans mes relations avec mon directeur de thèse, dans mon comportement de chercheuse…. J’ai écrit une thèse seule, sans aide, sans retour et avec aucune estime de mon sujet. Un sujet peut être trop innovant pour une université vieillissante et absolument pas ouverte sur le monde qui l’entoure. Une université ultra politisée qui passe plus de temps à jouer des réseaux, à dénigrer les autres qu’à penser à l’avenir de ses petits poulains. Mais cette dureté qui m’a été donné, a été une formidable expérience de vie, j’ai dépassé mes limites, repoussé les limites de la tolérance, j’ai voyagé, rencontré des gens formidables (comme mon président de jury de thèse) et des amis de galère ! Cette thèse m’a rendu plus forte, plus positive sur les choses… bref elle m’a changé à jamais.

Je n’oublierai jamais ma soutenance une salle pleine à craquer, mes parents réunis dans une même pièce, la meute de copines, leurs visages, leurs larmes, mes larmes… Mon dieu que c’était beau. Ça restera un des plus beaux jours de ma vie !

blog trentenaire

Bref, j’ai fait cette thèse pour être enseignante et non chercheuse. Malheureusement ce qui compte aujourd’hui ce n’est pas la pédagogie mais les publications et les colloques… je n’ai jamais pu mener le projet à bien. Et puis je dois le reconnaître j’aime trop la modernité, notre génération, notre époque, me réorienter dans une agence digitale était la meilleure des solutions. Il y a un fourmillement intellectuel différent, mais j’ai eu une chance impertinente de trouver une boite qui laisse libre cours au côté atypique de mon profil.

Alors abordons le sujet de l’après thèse. C’est un accouchement difficile mais savoureux. Mais après c’est le vide, le néant. J’ai mis 6 mois à savoir ce que je voulais faire et à trouver un employeur. 1 an et demi à faire son deuil.

Oui, être docteur c’est quelque chose de lunaire pour un employeur. J’en fais quoi ? Elle sait faire quoi ? Bah pas grand chose car je suis une très bonne théoricienne mais je n’ai pas de pratique. Pourtant, il m’a laissé une chance, il m’a donné un job. Je ne connaissais rien au SMO SEO, SEM… rien du tout, j’avais juste un blog de célibataire. Mais la force du thésard est la recherche : tu sais pas ? Tu cherches et tu trouves ! Et c’est ce que j’ai fait. Le milieu privé est dicté par des lois que je ne connaissais pas dans la fonction publique : satisfaire le client, le rendement, les chiffres, l’open space avec ses ragots et ses jugements… mais je préfère cette vie là. Certes je ne suis pas payé à hauteur de mon diplôme, mais qu’importe, je peux le dire je me suis trouvée et c’est sûrement ça l’essentiel.

 Alors je te préviens être Docteur en France n’a aucune valeur aux yeux des gens car personne ne sait ce que c’est ( des remarques de « c’est comme moi avec mon bac +5″ euh … enfin … j’ai fait presque 10 ans d’étude…). Être Docteur c’est une fierté personnelle, un délicieux souvenir. Un rite initiatique de la vie. Mais c’est surtout un moyen d’ouvrir ton esprit, de développer ta culture et être plus ouvert au monde. Au final je ne te recommande pas la thèse et je ne te la déconseille pas. La thèse m’a appris la polyvalence, l’autonomie et m’a donné un potentiel. Chose que j’ai dites à mon recrutement : je n’ai pas de compétence précise, j’ai un potentiel de malade.

 Si tu fais ce choix, sois conscient que cela sera dur, fatiguant et que tu découvriras qui tu es vraiment. Comme j’ai signé mes remerciements, une fois finie, c’est le premier jour du reste de ta vie.

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16 Comments
  • ma petite factory
    janvier 22, 2016

    waouh! merci pour cet article!
    pour ma part, l’université et mon directeur de recherche ont eu raison de moi… j’avais tout: les recherches, le plan, etc. mais je ne suis pas allée au bout!
    j’ai fait une overdose de la solitude, de l’incompréhension de mon entourage (eh oui! une thèse de doctorat, si ce n’est pas médecine, ça ne sert strictement à rien, alors quand c’est en philosophie de l’art contemporain…. ), de devoir tout justifier…
    je sais, comme toi, ce besoin de reconnaissance et ce besoin insatiable d’aller toujours plus loin. malheureusement, pour moi, cela reste un grand regret et un échec.
    sois fière de toi!

    • lechatetmoi
      janvier 22, 2016

      Oui, je suis fière car ca a été tellement affreux, horrible voir parfois intolérable mais j’y suis arrivée et c’est une satisfaction extreme!

  • Clem.C
    janvier 22, 2016

    Coucou,

    J’ai fait un bac+5, ingénieure. Comme la plus part des étudiant ingé, j’ai fait un stage de 3 mois dans le public en recherche. Comment te dégouter de la recherche à vie en 3 mois…
    Les chercheurs viennent, pètent plus haut que leur cul et repart… en 30min, fini journée, à demain. Les autres? Thésard, stagiaire ou le peu de chercheur consciencieux? Bah on se demerde, on se demerde avec les machines réservées pour la journée alors qu’ils l’ont utilisé 15min… et l’ont planté en partant…
    J’ai travaillé pendant un an, sur mon temps libre à Chimie Paris, une des meilleures école de chimie en recherche notamment… 75% de glande, 25% de chercheurs investis… Mais ou part cet argent?
    J’ai travaillé aussi au collège de France… la plus grande blague du siècle, encore une fois…
    Et mon école, qui dépend de l’université, qui démonte mon stage de 3mois, disant que c’était clairement pas pour mon niveau,que c’était nul, etc… ils me virent là-dessus et… donne comme sujet de thèse mon sujet de stage à une élève de ma classe…
    Voilà, le monde de la recherche… immonde et glauque, ou les plus grosses universités ne savent pas se renouveler, et écrasent les petites universités pour leur piquer leur sujet. Ou les « chercheurs » – de machine à café – parade et restent sur leur acquis, alors que clairement, ils ne valent rien -une de ces chercheuses, ne savait même pas bien numéroter le plan de son PPT!
    On m’a toujours vendu que les doctorats étaient les élites. Pas tant que ça, quand on voit le nombre de personne qui partent en thèse et quand on les connait.
    Alors OUI, des gens investis en recherche et honnête et bosseur, il y en a! Heureusement! Je pense notamment à mon prof de nanochimie, qui est une tête et est reconnu dans le monde entier et pourtant,il a pris vachement de temps pour nous aider dans notre projet -alors que d’autres, nous snobaient… Je pense à mon tuteur qui a été la pour nous, tout le temps, restant parfois jusqu’à 22h pour nos expériences – arrêter la machine et mettre en étuve. ALors que lui avait fini depuis bien longtemps. Un fou du boulot mais passionné, je l’admire énormément.
    Ou mon prof de métallurgie. Ou même toi, aux vus de ce que tu racontes. Mais ils ne sont malheureusement qu’une minorité…
    Pleins de bisous

    • lechatetmoi
      janvier 22, 2016

      Je crois que la plus anecdote que j’ai c’est que pendant 4 ans de thèse je les ai bassiné pour qu’on parle plus de mon sujet de thèse car il allait percer et devenir tendance. J’ai eu ma thèse, je fais partie des rares chercheurs sur le domaine, et ma fac a créé une chaire dessus… étonnamment je n’ai jamais été convié pour une conférence …

  • Emeline
    janvier 22, 2016

    Hello ! Très bel article … Je ne sais pas encore si je souhaite aller jusqu’à la thèse personnellement. ça me fait assez « peur » si j’oses dire. POur le moment je suis en licence 3 biologie, et j’aimerai travailler directement après le master 2 car après avoir fait des stages je me suis rendue compte que les personnes ayant fait des doctorats passaient plus de temps en paperasse et à chercher des financements pour le labo qu’à travailler à la paillasse…
    Donc bon, avenir encore incertain pour le moment !
    Mais merci pour ton point de vue et ton vécu !
    Bonne journée!

    • lechatetmoi
      janvier 22, 2016

      Oui ! j’ai décidé d’aller jusqu’au bout du truc par fierté pour démontrer à mon directeur de thèse que je valais mieux que ça ! j’ai soutenu je n’ai jamais plus eu des nouvelles de la fac… bon débarras !

  • Catherine
    janvier 23, 2016

    Et bien, quel article ! Ca me fait un peu penser à cette BD : « Carnet de Thèse’. Je suis allée à la séance de dédicace avec mon mémoire, fraîchement imprimé, que j’allais rendre dans la journée.

    La recherche : monde de solitude en effet. Mais c’est quand même gratifiant, pour soi, de se dire que l’on risque de faire quelque chose de grand comme quelque chose de petit, mais qui fera peut-être, un jour, avancer la recherche d’un plus grand pas. C’est ça qui me passionne : creuser, fouiller dans les théories, les concepts, en sortir quelque chose, critiquer … :)
    Je te félicite d’avoir été jusqu’au bout et t’encourage vivement dans tout ce que tu entreprendras après cette thèse :)
    Bravo et bonne continuation !

  • Escarpins et Marmelade
    janvier 24, 2016

    Vraiment très touchant ton billet… Ça me fait réfléchir sur la question. J’ai passé l’agrég l’année dernière et justement, je me demandais si je ne me laisserais pas titiller par une thèse… Mais pas facile de concilier ça avec une vie de famille, surtout que je leur en ai déjà fait baver avec l’agrég… C’est un coup à divorcer ça! Au passage, j’adore le nom de ton blog.

    • lechatetmoi
      janvier 29, 2016

      Merci !!!

  • Jacques Paris
    janvier 29, 2016

    Félicitations Docteur, à vous lire on sent un grand potentiel.

    Je souhaite apporté mon retour d’expérience: il y a un certain temps de cela, j’ai eu l’occasion de passer par le classes prépa, école d’ingénieur et fac. A cette époque je me suis demandé si un Doctorat serait valorisé dans l’industrie.
    Finalement je me suis arrêté au niveau Ingénieur/Master.

    Après une longue carrière dans l’industrie française, je peux maintenant affirmer que rares étaient les Docteurs, et mal récompensé était leur statut dans l’entreprise.

    Depuis 5 ans je vis aux USA (Californie) et j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup plus souvent des Docteurs. Les entreprises US attachent une grande importance aux diplômes et les étudiants s’endettent pour de longue années afin d’en avoir un.
    En R&D la concurrence est rude car les diplômés affluent de tous les continents.

    Aussi je conseille de continuer ses études autant que possible, afin d’obtenir un diplome apprécié. Car ici se trouve le détail crucial: quel que soit le diplôme, il ne vaut quelquechose sur le marché de l’emploi que si les entreprises sont preneur.

    A chacun de trouver sa voie. Dans mon cas c’était les USA.
    Bonne chance.

    • lechatetmoi
      janvier 29, 2016

      Merci pour ce retour !!! en effet on m’a souvent conseillé de quitter la France pour que mon diplôme soit pris en compte … Tristesse de cette fuite des cerveaux …

  • Margarida
    janvier 29, 2016

    Coucou,

    Félicitations pour la parution sur le HuffPost, c’est comme ça que je suis tombée sur cet article qui je trouve très intéressant !

    Si je le trouve intéressant c’est parce que moi j’ai refusé de faire un doctorat. J’ai eu une gentille prof qui voulait me convaincre pour que je me lance dans une thèse dans le domaine de la linguistique (évolution des langues, bla bla). C’était à l’Université de Barcelone, c’est vrai que je m’en sortais pas mal mais j’avais déjà prévu (et je me préparais depuis 2 ans aux méthodes françaises de dissertation, d’analyse…) de venir en France pour finir mes études, avoir double diplôme, etc. Ma prof (Française) ne l’a pas très bien compris et c’est vrai que pendant quelque temps le doute m’a habité. Mais très vite, j’ai compris que j’avais pris la bonne décision (en tenant compte de ma nature aussi) et autour de moi (en Espagne, en France ou en Belgique) j’ai des copains/copines qui ont dit oui à un doctorat et qui ont vécu des années tristes et solitaires, certains ont abandonné. J’ai un amie Belge à qui on a conseillé « de ne pas mettre Docteure » sur son CV quand l’heure est venue pour elle de chercher du travail (fou ! fou !).

    Mais une chose est sûre : personne pourra jamais te priver de la satisfaction d’avoir arrivé au bout et je suis également convaincue que cela façonne le caractère et la manière de voir le monde !

    Le monde universitaire est assez particulier…

    Très belle journée !

    • lechatetmoi
      janvier 29, 2016

      Merci beaucoup de ton commentaire ! moi aussi pendant mes périodes de chômage on m’avait conseillé d’effacer mon diplôme de doctorat pour trouver un emploi…Mais ca reste ma plus grande fierté personnelle !

  • Daisy W.
    janvier 30, 2016

    Félicitations pour l’obtention de votre thèse. Je me suis un peu retrouvée en lisant votre article dans le HuffPost. J’ai soutenu ma thèse en histoire en septembre, ce qui a conclu avec succès 5 années terribles et géniales. Géniales, car j’ai adoré mon sujet de thèse, en dépit des incertitudes inévitables sur l’approche, la méthode, ma capacité à le mener à bien. J’ai beaucoup aimé faire cours à des étudiants également, et même devoir travailler à côté faute de contrat doctoral – c’était un poids, mais aussi une manière de me distancer un peu des seuls chercheurs & doctorants, de côtoyer des gens « normaux », si j’ose dire. Mais ces 5 années ont été horribles: un dir de thèse pervers narcissique, un coup sympa, un coup très dur et sec, méchant même, menaçant, se sentant obligé d’écraser et de rabaisser les autres (pas seulement les doctorants, mais aussi les autres chercheurs de notre équipe), une grande solitude. Le syndrome de l’imposteur bien sûr, car Il ne me faisait jamais de compliments, ne me disait jamais ce qui était bien, mais seulement ce qui n’allait pas. Il m’a toujours affirmé que mon style d’écriture était mauvais, même sur la fin, allant jusqu’à me conseiller d’écrire des articles en anglais pour que mon style ne me porte pas préjudice en français (les membres du jury, tant dans les pré-rapports, le jour de la soutenance que dans le rapport final, ont tous loué la qualité de mon écriture…). Il m’a relu ma thèse (presque au dernier moment…), mais avec une telle « efficacité », que les reviewers d’un article ont souligné une erreur dans mon interprétation liée à un pb de traduction : c’était sorti d’une partie de ma thèse qu’Il avait relue; quand je Lui ai demandé son avis, « le reviewer m’a fait telle remarque », quelle n’a pas été ma consternation lorsqu’Il m’a dit « ah oui, rien qu’en regardant rapidement ta traduction je peux voir que ça ne va pas du tout »… Pourquoi ne l’avait-il pas vu en relisant cette partie de ma thèse ? Cet épisode a détruit toute ma confiance (déjà peu solide) en la qualité de ses relectures. Jusqu’au moment où j’ai reçu les pré-rapports, je n’avais aucune idée de la réelle qualité de ma thèse. Je me demandais ce que je ferais si on ne m’autorisait pas à soutenir… Résultat, des pré-rapports très bons, et une excellente soutenance, qui m’a permis d’avoir des échanges avec d’autres chercheurs, qui ne ressentaient pas, eux, le besoin de m’écraser lorsqu’ils évoquaient un point avec lequel ils n’étaient pas d’accord.
    Malgré cette expérience très mauvaise de la thèse à cause de mes relations avec mon dir de thèse (et je n’ai relaté qu’un millième de tous ls problèmes que j’ai pu avoir…), je recommencerais s’il le fallait : j’ai aimé ma thèse, ma recherche, je me suis fait des copains, des amis, des collègues avec qui échanger est un réel plaisir. Et puis j’aime la recherche, c’est pour ça que malgré tout, je veux continuer. J’espère qu’en partant à l’étranger pour un post-doc (encore à en chercher un…), j’irai dans un pays où les esprits sont plus ouverts, et les doctorants et jeunes chercheurs sont traités différemment, sans ce poids du dir de thèse/mandarin tout puissant qui n’autorise pas un avis différent du sien…

    Comme vous, je ne recommanderais pas la thèse. Mais, comme vous également, je ne la déconseille pas non plus : il ne faut faire une thèse que si on aime la recherche, qu’il s’agit de la seule possibilité d’espérer avoir un poste dans le domaine qui nous intéresse, et qu’on est suffisamment passionnés/déterminés/motivés pour s’accrocher pendant 4, 5 ans, parfois plus, avec des conditions économiques plus que précaires, et très peu de soutien (en tout cas pour les moins chanceux d’entre nous).

  • philippe
    janvier 30, 2016

    Thèse non terminée.(sciences de l’éducation)..parce que j’ai réussi un concours et que d’un coup toute cette théorie universitaire figée devenait obsolète au contact de la vraie vie.( comme dans beaucoup de sciences humaines d’ailleurs).
    De belles rencontres avec un génie de directeur de recherche et des enseignants captivants.. mais bien souvent bien loin des véritables préoccupations du terrain..
    En pédagogie, malheureusement les programmes et les courants sont fait par ces professeurs là qui n’ont pas ou très peu enseigné.

  • Rachid Mammeri
    août 1, 2016

    … J’adore, j’ai l’impression de lire ma vie mais au féminin. J’ai moi aussi préparer ma thèse en physique du solide, mon maitre à pensée, le feu Valentin, nous avait enflammé, mes camarades et moi-même, à obtenir une sacro sainte thèse. Docteur, voila le titre, que dis-je, le rang que je devais avoir après 10 ans de labeur. Après 8 ans de sacrifice, mon épouse m’annonce qu’elle est enceinte. Quid que faire ? Réclamer de mon directeur de thèse 1000 Fr, 150€, pour combler le 2500 Fr que je touche… La réponse fut net et sans détour, impossible mais il y avait une solution… m’user pour 2500 Fr le matin et l’après-midi pour le CNRS et être pompiste la nuit ! Ma réponse fut net aussi, j’ai rendu les clés, je me suis inscrit au chômage, j’ai trouvé un poste de pion, puis je suis devenu prof dans un collège, puis prof à l’Université, cela même qui m’avait jeté. J’ai passé un concours d’ingénieur pour devenir responsable de l’aménagement numérique et j’ai fini directeur général d’un établissement administratif qui s’occupe de déployer la fibre optique dans un département… je ne vous l’ai pas dit mais mon sujet de départ était l’étude de phases icosaédriques des alliages Feti2 et AlMgFe…

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