Le désenchantement masculin

J’avais eu un vrai coup de cœur ces derniers temps, un coup de cœur me disant « j’ai de l’espoir« . Il remplissait les critères de ma liste : Trentenaire, cultivé, un job, une famille normale, pas de gosse, pas de mariage foireux, un célibataire lambda. Ça change de tous les tarés que La meute et moi on se coltine depuis des mois et qui nous amènent souvent à nous dire « jamais 2013 se termine!?!?« . Puis, nous avions un lien commun : une personne qui nous est chère à tous les deux, je me disais (naïvement) que tacitement, quoiqu’il se passe, ça se terminerait proprement. Les contrats tacites ne sont plus ce qu’ils étaient…
J’avoue avoir un peu abimé la relation. Suite à une soirée bien trop arrosée avec ML, j’ai débarqué chez lui, pété un scandale de bourrée et je me suis tirée. Il était 4h30 du matin. Ne me demandez pas les détails, je ne me rappelle de rien. Mais alors rien. Juste une pointe au cœur dû à sa phrase « je ne veux pas être en couple avec toi« . J’ai eu mal car je pense que je l’aimais bien et manquant de confiance en moi ou peut être d’amour de moi-même, je me suis dit : je suis pas assez bien. Mais il est revenu quelques jours plus tard avec un mauvais texto « Salut, ça va?« … Va crever! Oui car s’il refusait de me voir, il prenait de mes nouvelles régulièrement… Je répondais froidement, il se plaignait que je sois laconique ?!?!

Bien entendue La Meute est montée sur ses grands chevaux quand j’ai raconté ça, me disant que oui j’avais merdé mais que lui avait été indélicat, goujat, connard. Le triptyque gagnant. Mais surtout : il fallait que cela cesse! je ne devais plus le voir ni lui répondre car il était totalement nocif! Elles avaient raison.
Mais je me suis entêtée, j’ai accepté un repas entre amis sachant qu’il serait là.
Je me revois au resto face à lui et son pote, sortir son portable pour montrer les textos de nanas qu’il recevait et dire qu’il allait « les baiser« . A cet instant, je n’avais qu’une envie : lui enfoncer ma jolie fourchette argentée au plus profond de son œil. Lui dire que de raconter ce genre d’histoire face à moi avec un léger rictus de défi, c’était juste méchant. Qu’il était con, car au fond il m’aimait bien, qu’il savait que j’étais barje avec des imperfections parfaites mais que tout ça nous relié car nous étions pareils. En gros, nous étions en train de tirer un gros coup de marqueur sur une relation sans début, sans fin pour des conneries de fierté, de défi et de jeu.
A partir de là, je l’ai ignoré et surtout j’ai enfin accepté l’idée que je méritais mieux. On est sorti. J’ai eu du mal à me mettre dans le bain car je lui souhaitais la mort. On s’est échangé quelques mots pendant la soirée, il a tenté de me faire 2-3 blagues, tellement vulgaires, désobligeantes que je ne souhaite pas les évoquer avec vous. Pitoyable.  Puis, je me suis dit, : fête ta thèse! Brillante idée! 
Je me suis réveillée le lendemain dans son lit, avec de vagues souvenirs. Mais, reprenant mes esprits petit à petit j’ai réalisé ce qu’il s’était passé : je suis arrivée chez lui avec une idée en tête : dormir. Normal il était 6h du matin! en tant que mec normal, avec un minimum d’humanité, tu laisses la nana aller se coucher…  Mais, lui en avait décidé autrement, il gueulait que je vienne dans la cuisine, il a fini par me sortir du lit pour me trainer dans sa cuisine pour je ne sais plus quoi et je suis retournée me coucher… Et là mesdames accrochez-vous! Il a tenté de me gratter pour que nous couchions ensemble! Et j’ai dit « va te faire foutre« , j’ai sombré.
Je suis donc partie de chez lui, sans un mot, sans un regard, sans un geste humain. Le plus compliqué pour moi c’est d’accepter ma connerie, ma naïveté. Je le maudissais sur 10 générations! il avait reussi à abimer le peu d’espoir qu’il restait, l’idée qu’il était possible de rencontrer quelqu’un de bien. C’était le désenchantement masculin. Mais surtout il avait mis au fond moi un profond sentiment de culpabilité : Pourquoi j’étais aussi conne? J’en arrivais à me dire que le problème c’était moi, mes choix masculins… Je cherchais quelque chose mais absolument pas au bon endroit. 
Ma liste était donc devenue obsolète… les contes de fées n’existent pas.
A tantôt
Rendez-vous sur Hellocoton !
2 Comments
  • Illyria
    décembre 21, 2013

    Hum t’es tombé sur un cas, rien à voir avec toi. Et c’est pas parce que les critères de ta liste sont remplis que c’est forcément une personne correcte, ça n’a rien à voir ;) Et tu as raison de penser que tu mérites mieux, tu n’as rien à te reprocher, au moins tu es partie dès que tu t’en es rendue compte et c’est l’essentiel :)

  • elodie
    décembre 22, 2013

    si, ils existent mais pas comme dans les films…à toi de te créer le tien …et ce conte de fée n’appartiendra qu’à toi!
    hope

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *