CellTox

By jeudi, octobre 1, 2015 3 No tags Permalink 1

Je me suis levée à 6h du matin, la tête dans le cul pour partir faire une visite chez un client. Grenoble une ville qui m’inspire que moyennement, devait m’accueillir pour la journée.

C’est dans le train à 7H12, pardon dans le TER encore pire, que j’ai réalisé son absence. Je me suis sentie perdue et terriblement triste. Totalement désorientée, un peu paniquée dirons nous. J’avais oublié mon smartphone.

Passé l’heure de panique, l’heure de désintox, j’ai ressentie une profonde liberté saupoudrée d’une grande plénitude. J’allais enfin vivre une journée que pour moi. Vous n’imaginez pas à quel point cette journée a été délicieuse : j’ai lu 1 bouquin de mon auteur préféré (Beigbeder) dans mes heures de TER, dans la salle d’attente de mon client. J’ai pris le temps de déjeuner avec lui, de parler de la vie et de me concentrer sur cette personne. J’ai réappris à penser, à réfléchir, à flâner dans ma tête, à animer mon esprit.

blog_lyon_chronique_trentenaire

Puis j’ai ressenti la vraie solitude, comme le dirait mon bipède, j’étais seule avec « ma bite et mon couteau ». Le temps n’avait plus aucune espèce d’importance, sans montre, sans horaire, j’avais la vie devant moi. Je reconnais que j’ai réalisé que cette saleté avait un peu esquinté mes habitudes, des réflexes me poussant à le chercher nerveusement. Sans lui, j’ai fumé en regardant la nature, j’ai marché dans la rue en regardant les gens, mais surtout j’ai réappris à être bien avec moi-même.

Être seule. Mais aucune angoisse seulement celle de devoir retrouver la civilisation, la pub à outrance, les remarques de merde « t’as pas vue ?! C’était sur FB ! », Non connard! j’étais en digitale Détox, je réapprenais à vivre la VRAIE vie.

Un délire égoïste.

Une solitude partagée avec moi-même, dans le silence de mes pensées, dans le défilé des pages de mon auteur préféré.

Rendez-vous sur Hellocoton !
3 Comments
  • AnnSo
    octobre 2, 2015

    J’avoue avoir beaucoup de mal à me séparer de mon portable.
    Non pas que je sois incapable de m’en séparer. Au contraire. Quand je peux, je préfère le laisser dans un coin et l’oublier. Mais ce qui m’angoisse c’est le moment où tu te reconnecte. Tous les messages, les gens qui te reprochent que tu n’étais pas joignable. C’est ça qui me pose problème plus que le fait de me passer des fonctionnalités de la technologie.

  • Lorelei
    octobre 2, 2015

    Eh oui ça fait du bien de déconnecter aussi, on est tous des drogués c’est clair!
    comment faisait-on avant? je ne m’en souviens même plus….
    bizzz

  • Allthestuffineed
    octobre 3, 2015

    J’aime beaucoup ce que tu as écrit! On est tellement tout le temps le nez dans notre téléphone que toutes les autres choses de la vie nous passe au dessus. D’ailleurs, j’ai cassé le mien et en ai récupéré un pas super. Au départ, panique générale, puis finalement, j’ai juste appris à faire autre chose. J’ai repris le goût à la lecture et à l’écriture, qui passaient toujours après ce petit appareil. Au final, j’ai presque pas hâte d’en avoir un nouveau, on vit tellement bien sans

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *