Célibataires romantiques.

Un vendredi soir lambda entre 3 trentenaires.

Célibataires.

Un appartement immense au parquet ancien, au design lyonnais. Musique électronique.

S. : Je suis incapable à présent de me taper un type pour une soirée, genre à 5H du matin en sortie de soirée.

T. : Moi c’est pareil, impossible de ramener une meuf. Vraiment l’autre soir quand je voyais tous ces mecs vous tourner autour, ça me foutait la gerbe. Vraiment vous étiez des bouts de viandes.

M. : Carrément, le plaisir physique n’a plus d’intérêt quand tu te lèves le matin, la gueule de bois, dans des draps qui ne sont pas les tiens et que tu dois faire la marche de la honte. J’avoue aujourd’hui, je préfère les délices d’une vraie drague. Lente et délicieuse. Vous savez le moment zéro. Le moment avant le baiser.

T. : Ouais tout simplement, je pense qu’à 30 ans on est plus en quête de quantité, de plans cul…

M. : Quelle horreur la notion de plan cul !! Puis on sait ce qu’on aime, donc le sexe n’est plus le partage, mais juste une recherche égoïste et individuel mais à deux.

blog-trentenaire-célibat-lyon

T. : Moi sachant ce que c’est que de faire l’amour à une meuf avec de vrais sentiments, me taper une mauvaise bourrée même bonnasse ça me laisse de marbre.

S. : Clairement. Je suis plus du tout basée sur le physique, cela devient une notion abstraite, j’attends un feeling, un truc qui te chamboule vraiment. Peut-être même un rire, une odeur, une complicité.

M.: je suis juste amoureuse des débuts, de la découverte de l’autre. Je serai ainsi toujours célibataire, car incapable de supporter un quotidien et les conventions que cela m’impose.

T. : T’as pas rencontré le bon.

Et c’est en ce vendredi lambda, entre deux bouffées de cigarette mentholée, dans la lumière tamisée que nous avons conclu qu’à 32 ans notre vraie différence avec la vingtaine était que nous redevenions romantiques. Comme des gamins de collège, comme lorsque dans les couloirs du lycée on se disait « le regarde pas il va savoir que je veux sortir avec lui !!! », que nous échangions des rires gênés quand nos mains se frôlaient dans une salle de classe sentant la craie.

A 20 ans, une application de rencontres est un formidable terrain de chasse, la recherche de la quantité, la prise de la parole de ton corps sur ta propre liberté de penser.

A 30 ans, Tinder t’angoisse, les soirées tu les passes vraiment avec tes potes et tu attends de bousculer quelqu’un dans un métro, qu’un inconnu ramasse ton écharpe…

A ce rythme on va finir à l’église le dimanche matin et croire aux licornes.

A tantôt.

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3 Comments
  • Marilyn
    février 7, 2017

    Ahah. Complètement alignée, et pourtant, je n’en ai que 26 (ans) !
    Chouette article :)
    Bises.

  • La Petite Culotte
    février 7, 2017

    Oh rassure-toi, même avant 30 ans on a envie de ce genre de choses !
    J’ai bien aimé ton article en tout cas :)

  • zannettacci
    février 12, 2017

    tellement vrai ! mais entre les sites , le rythme du boulot, les changements de vie… cela existe t il toujours?

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